musiCONSEILS - Deejay

Les périphériquesLes périphériques

La cellule du tourne-disque.
Le bras de lecture.
Les micros.
Le casque d'écoute.
Les lumières.
Les accessoires.

La cellule du tourne-disque

Extrémité du bras d’une platine tourne-disque, la cellule supporte l’élément principal de la lecture d’un vinyle, à savoir la pointe de lecture qu’on appelle aujourd’hui « diamant » mais qu’on a également connue sous les appellations « saphir », et « aiguille ». C’est cette pointe qui, en suivant fidèlement les creux et bosses gravés dans le disque, assure la reproduction sonore en transmettant ses vibrations à la cellule en charge de traduire ces mouvement analogiques en signaux électriques. C’est dire l’importance de la chose !

Pour bien choisir sa cellule, quelques notions basiques s’avèrent nécessaires. A commencer par la force d’appui, autrement dit la mesure du poids appliqué à la pointe de lecture pour qu’elle suive parfaitement le sillon du disque. Plus ce poids est élevé, et plus la pointe reproduira fidèlement les irrégularité du microsillon, et moins elle risquera de « glisser » intempestivement hors du sillon. Le meilleur des mondes ? Non, car le revers de la médaille, c’est qu’un poids trop élevé usera bien plus vos disques (et votre diamant !) en raison d’un frottement important sur les parois et le fond du sillon. Ici, comme dans bien d’autres domaines, il faudra arbitrer en fonction de ses besoins spécifiques, sans compter que de nombreux bras de lecture comportent un réglage de contrepoids qui vous permettra d’affiner, le cas échéant, cette force d’appui.

Reste le choix entre les pointes de lecture sphériques ou elliptiques bien que le débat se tranche aisément. En effet, dans le cas d’un modèle sphérique (dont l’extrémité s’apparente, en fait, à une demi-sphère), si la pointe suit moins fidèlement les subtilités du sillon, elle se prête davantage au scratching en autorisant un déplacement latéral facile. Dans le cas d’une pointe elliptique, plus étroite et pointue, ce déplacement se complique mais on obtient une bien meilleure restitution sonore. Donc, selon que le scratching présente une importance plus ou moins grande à vos yeux, vous saurez quel modèle choisir. D’autant que rien ne vous interdit d’expérimenter les deux sortes de diamant si vos moyens financiers vous le permettent.

  • Platine vinyle DJ en détails

    Platine vinyle DJ en détails

Le bras de lecture

Et profitons de ces quelques lignes pour indiquer qu’un bras de lecture (la tige qui porte la cellule !) en « S » se montre généralement préférable au modèle rectiligne car il suit mieux les sillons tout au long de la lecture du disque ; un bras droit tend, lui, à abîmer les disques, surtout en début et en fin de lecture, en raison de l’angle qu’il présente par rapport au sillon. Cependant, si vous êtes un adepte du scratching, sachez que seul un bras rectiligne vous apportera toute la souplesse nécessaire à cet effet, ce qui ne sera pas forcément le cas d’un bras en « S » ! Donc, votre choix dépendra essentiellement, encore une fois, de votre type de mixe.

De la même façon, comme nous le précisions plus tôt, prêtez quelque attention au contrepoids du bras, ce système situé à l’extrémité du bras de lecture (à l’opposé de la cellule, donc) qui devra se montrer réglable pour vous permettre, en fonction de votre jeu, de paramétrer la force d’appui de la cellule idéale. En effet, si la force d’appui se révèle trop importante, vous risquez d’abîmer vos vinyles plus rapidement car la pointe de lecture « creusera » les pleins et les bosses du support ; même si les adeptes du scratching tendent à augmenter cette force d’appui pour que la lecture ne s’interrompt pas lors de scratchings… osés ! Mais l’inverse n’est pas idéal non plus car vous perdrez en restitution sonore puisque la pointe de lecture aura tendance à ne pas suivre correctement le sillon du disque, voire à en détériorer le relief (disque rayé). Un réglage de contrepoids qui doit être évidemment revu si d’aventure vous changiez de tête de lecture.

  • Platine vinyle DJ en détails

    Platine vinyle DJ en détails

Les micros

S’il ne s’agit pas ici de faire un cours magistral sur le fonctionnement d’un micro, quelques clefs d’acquisition pourront être utiles le cas échéant ; car rien ne vous oblige à disposer d’un micro, en tant que DJ, même s’il peut sembler étrange que vous n’ayez jamais à vous adresser, d’une façon ou d’une autre, à votre auditoire !

Pour faire simple, un micro dispose d’une très fine membrane (également appelée « diaphragme » mais c’est un anglicisme) qui capte les variations de pression de l’air ambiant pour les convertir en tension électrique via une bobine. C’est à peu près le même procédé qu’on retrouve dans un haut-parleur, mais à l’inverse !
Mais fi de ces considérations techniques et survolons plutôt les types de micro dont vous pourriez avoir besoin.

En général, les DJ utilisent des micros électrodynamiques, particulièrement résistants à l’humidité, la fumée, la poussière et autres projections de bière. De surcroît, ils se montrent simples à utiliser puisqu’il suffit de les connecter au mixeur pour immédiatement fonctionner. Ce qui ne sera pas forcément le cas des micros à condensateur (électrostatiques) puisque ces derniers nécessitent une alimentation électrique propre (alimentation fantôme généralement fournie par la table de mixage) d’une part, et qu’ils se montrent plus fragiles même s’ils offrent une bien meilleure qualité d’autre part.

Alors, considérant l’usage que fait un deejay de son micro, il semble qu’un modèle électrodynamique sera préférable tant en termes d’investissement mais aussi de résistance aux mauvais traitements.

Et puisque nous sommes dans le descriptif technique des micros, sachez qu’il existe deux types d’impédance propres aux micros : haute et basse. Pour faire simple, sachez que l’impédance est la mesure de résistance (ou, si vous préférez, l’opposition à la libre circulation d’un courant électrique) d’un circuit électronique, d’un câble… Donc, on pourra légitimement penser que plus un câble est long et plus cette résistance augmentera. Ce qui est donc vrai pour les micros à haute impédance qui transmettent un signal bien plus puissant pour compenser cette résistance mais n’atteignent jamais les performances de la basse impédance. Un système qui aura donc les faveurs des DJ en règle générale.

Nous en aurons terminé avec ce tour d'horizon sommaire des micros en précisant qu’un micro peut être omnidirectionnel (il capte alors tous les bruits ambiants de la pièce où vous vous trouvez) ou unidirectionnel (également appelé cardioïde) qui lui, selon son type, ne captera que les sons directement situés devant lui ; et ce, avec un angle d’ouverture plus ou moins étroit (hypercardioïde, supercardioïde, etc.). A priori, privilégiez ce genre de micro qui certes, vous oblige à parler « devant » lui, mais qui ne reprendra pas les bruits ambiants dont, parfois, le son en provenance des enceintes, ce qui  provoquera in petto le plus bel effet Larsen de votre vie ! A bon entendeur…

  • Platine vinyle DJ en détails

    Platine vinyle DJ en détails

Le casque d'écoute

Comme vous pouvez vous en doutez, il est indispensable que vous puissiez écouter à tout moment n’importe quel lecteur branché à votre système (platine CD, tourne-disque) sans interférer avec la musique jouée simultanément. Votre mixeur est donc équipé d’un système intelligent qui autorise cette écoute « discrète », vous permettant alors de prévoir le prochain mixe par exemple. Même si cela ne vous semble pas d’une importance cruciale, n’achetez pas ce casque sans prendre un minimum de précautions élémentaires.

D’abord, assurez-vous que votre futur casque présente suffisamment de souplesse pour supporter sa torsion dans tous les sens ; vous pourrez ainsi écouter d’une seule oreille, voire le dégager complètement tout en le gardant prêt à un usage urgent. Autre évidence, il doit être confortable ! Car nul doute qu’un casque doté de coussinets de basse qualité entraînera les pires douleurs auriculaires après simplement quelques heures de mixe ! Il s’agit là de votre principal outil de travail et en tout cas l’interface majeure de votre mixe. Rappelons au passage que nous n’avons pas tous les mêmes oreilles et qu’entre Dumbo et Shrek, il existe un monde anatomique. Donc, prenez bien le temps d’essayer votre prochain casque avant de l’acquérir : cela vous évitera bien des soucis !

Autre considération à prendre en compte, technique cette fois : optez pour un modèle dit « fermé », autrement dit un casque qui vous isole du bruit extérieur. Faute de quoi, vous ne serez jamais en mesure d’entendre parfaitement votre travail, ce qui se ferait forcément au détriment du résultat !

Si vous souhaitez en savoir plus sur les casques d’écoute, n’hésitez pas à consulter les guides d’achat Sono et Home Studio de Musikia qui vous apporteront tous les renseignements utiles à ce sujet.

  • Zoom sur le contrepoids et la molette d’anti-skating

    Zoom sur le contrepoids et la molette d'anti-skating

La lumière

Si le travail d’un deejay se résume essentiellement à la partie audio, il serait préjudiciable de négliger ce qui fera de votre prestation un spectacle complet avec, le cas échéant, de la vidéo et des lumières bien choisies. Ne confondez pas l’éclairage d’un spectacle avec de simples spots dirigés vers tel ou tel endroit de la scène, et un éclairage d’ambiance indispensable à votre prestation. Car, mine de rien, en plaçant judicieusement vos jeux de lumières, et en conservant une main dessus tout au long de votre set, vous augmenterez de façon significative l’énergie positive qui ne doit pas manquer dans l’auditoire ; d’autant que, physiologiquement, lumières et sons se marient idéalement. Et comme aujourd’hui électronique et informatique se mêlent pour vous offrir des contrôleurs de lumières performants, il n’y a aucune raison de ne pas prévoir l’équipement nécessaire.

En fait, grâce à cette combinaison « station de contrôle plus logiciel », vous allez traiter les images aussi simplement que vous le faites avec la musique et mixer automatiquement les deux ! Ainsi, le contrôleur vous permettra-t-il d’incorporer des images fixes ou des clips vidéo, de leur appliquer toutes sortes d’effets, afin que le spectacle visuel soit à la hauteur de votre musique. Grâce à cette facilité d'utilisation, vous passerez ainsi de l’amateur obscur au professionnel éclairé (c’est le cas de le dire).

  • Platine vinyle DJ en détails

    Platine vinyle DJ en détails

Les accessoires

Même si cela peut sembler une évidence, accordez autant d’attention à vos accessoires et périphériques qu’aux pièces maîtresses de votre équipement. Du testeur de câble au rack de distribution secteur et de patches qui évitent les affres de la connectique, en passant par tous les produits d’entretien indispensables à la bonne conservation, et utilisation !, de votre matériel, ne lésinez pas sur ces accessoires. Généralement peu coûteux, ils permettront à vos produits de conserver leur aspect du neuf (pensez aux capots de protection de vos platines,  aux stands et autres meubles) pour un usage optimum. 

Tout cela pour rappeler que le site Musikia regorge de solutions pour vous faciliter la vie et vous permettre la meilleure prestation deejay !

  • Platine vinyle DJ en détails

    Platine vinyle DJ en détails