musiCONSEILS - Deejay

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Le matériel de base
Numérique ou vinyle ?
Le son : quelques notions élémentaires…
Le scratching
Les dix erreurs à ne pas commettre.

Le matériel de base

Comme tous les musiciens, le deejay se doit de disposer d'un minimum de matériel pour offrir une prestation de qualité. Ce qui ne signifie pas qu’il faille forcément dévaliser son compte bancaire : un bon équipement basique suffira dans les premiers temps, sachant que vous pourrez toujours améliorer et augmenter cette configuration à mesure de vos besoins futurs. Voici donc une liste non exhaustive du matériel nécessaire à des débuts favorables.

D’abord, il vous faudra deux sources sonores au minimum car on concevra difficilement l'interruption d'une musique le temps de passer au titre suivant. En effet, tout le travail du deejay se résume justement au glissement imperceptible d’un disque à l’autre grâce à un mixe délicat de la fin d’un titre au début du suivant.
Ces deux sources peuvent aussi bien se composer de platines vinyles, CD, de lecteurs MP3 ou de tout autre appareil numérique capable de restituer de la musique. Mais attention ! si vos sources ne sont pas identiques, avec le passage d’un vinyle à un MP3 à la volée par exemple, l'exercice peut se révéler plus compliqué que prévu.

Il faudra ensuite prévoir un mixeur qui fera office de préampli afin de doser le niveau sonore de chacune des sources qui y est reliée et leur appliquer, le cas échéant, un effet quelconque..

A moins que vous ne vous branchiez directement sur la sono de la salle de spectacle, ce qui vous simplifierait la vie, un ampli sera indispensable pour que le signal de niveau ligne, produit par vos sources, soit suffisamment amplifié pour être entendu par les auditeurs du dernier rang ! Inutile donc de préciser que la puissance nominale de votre ampli devra correspondre aux particularités du lieu de mixage ! Quoiqu’il en soit, un ampli (même petit) sera forcément nécessaire pour travailler vos mixes à la maison car vous ne travaillerez peut-être pas toujours au casque…

De la même façon, si vous n’utilisez pas la sono du club, des enceintes seront à envisager afin de transformer le signal audio en provenance de votre ampli en « vrai » son audible ! Des enceintes qui devront parfaitement correspondre à la puissance et à l’impédance de votre ampli sous peine de destruction massive façon « fatal error »…

Et, last but not least, ne négligez pas la panoplie d’accessoires tous aussi indispensables les uns que les autres : micros, casques, câbles et connectique en tout genre…

Enfin, si le problème d’ampli et d’enceintes se posait à vous, n’hésitez pas à consulter le guide d’achat Sono de Musikia qui vous apportera tous les renseignements nécessaires à cette acquisition.

  • Platine vinyle DJ en détails

    Platine vinyle DJ en détails

Numérique ou vinyle ?

Même si rien ne vous interdit d’opter pour le meilleur des deux mondes en utilisant aussi bien des lecteurs numériques (CD, MP3, ordinateur…) que des platines vinyles, il n’est pas inutile d’aborder rapidement les avantages et inconvénients des deux systèmes. Avec quelques évidences certes mais qui nécessitent parfois d’être rappelées.

Ainsi, vous savez que les CD se montrent bien moins fragiles que les vinyles d’autant que rien ne vous empêche (sauf protections particulières d’un CD vendu dans le commerce) d’en faire des copies. Ainsi, vos titres préférés seront-ils gravés dans un ordre prédéfini par vos soins, immédiatement à votre disposition à tout moment. Un confort que les progrès de l’électronique vous permettent de retrouver également sur les différents supports existants aujourd’hui dont les clefs USB. Et puis, vous admettrez que ces moyens numériques exigent moins de place que les bacs de disques vinyles !

Mais, bien sûr, d’aucuns ne jurent que par la qualité sonore, singulière il est vrai, des disques de vinyle, arguant qu’ils se montrent plus agréables à manipuler, et qu’il est plus simple de visualiser à tout instant à quel endroit du titre se situe la lecture. Autant dire que le mieux n’existe pas en la matière mais à moins de disposer déjà d’une belle collection de vinyles, il s’avérera moins coûteux, dans un premier temps, d’opter pour des lecteurs numériques.

  • Platine vinyle DJ en détails

    Platine vinyle DJ en détails

Le son - Quelques notions élémentaires.

Avant de vous jeter corps et âme dans le monde prodigieux des DJ, il peut sembler nécessaire d'acquérir quelques notions élémentaires, question sons ; ce qui vous évitera de tuer les oreilles de vos auditeurs en n’équilibrant pas puissance et fréquences par exemple.

Un son est le fruit d’une pression modifiée de l’air ambiant. Selon l’amplitude de cette pression, le volume change et selon la fréquence de cette vibration, c'est le timbre qui est modifié (grave, aigu…). Ce volume sonore se calcule en décibels (dB) et cette fréquence s’exprime en Hertz (Hz). Nous ne ferons pas ici un grand cours de physique acoustique mais, histoire de vous apporter quelques repères, sachez qu’une oreille humaine perçoit, des basses vers les aigus, une bande passante de 20 Hz à 20 000 Hz ; et que si le niveau sonore d’une conversation amicale s’établit à 60 dB, un téléphone sonne à 80 dB et un avion décolle à 150 dB. Voilà pour les unités de valeur.
Mais vous savez déjà qu’un niveau sonore ne sera pas perçu de la même façon selon que nous aurons affaire à des infra-graves ou à des ultra-aigus !

Mais montrons-nous encore plus pratiques en listant quelques exemples de fréquences usuelles : ainsi la plage de fréquences possibles d’un piano s’étage-t-elle de 30 Hz à 4 000 Hz. Celle d’une guitare, de 80 Hz à 10 000 Hz. Pour une basse, nous irons de 40 Hz à 300 Hz et pour une cymbale crash, cette plage s’étendra de 2 000 Hz à 14 000 Hz. Evidemment, vous vous doutez bien qu’un synthétiseur s’affranchira de toutes ces contingences et pourra allègrement flirter avec les infra-basses et les ultra-aigus.

Pour résumer, sachez que votre volume ne devra pas excéder 125 dB sous peine d’endommager les oreilles de vos auditeurs (futurs ex-auditeurs puisqu’ils seront devenus sourds)  En fait, tout accroissement de 6 dB correspond au doublement du volume ! Ce qui revient à dire qu’une oreille humaine considère que 400 watts n’est que le double de 100 watts ! N’allons pas plus avant, nous nous perdrions dans les méandres de la physique…

Petit détail au passage, n'oubliez pas que lorsqu’un son est produit, il engendre tout un tas de sonorités parallèles (appelés « harmoniques ») à des fréquences plus hautes (donc, plus aiguës) mais à un volume sonore moins élevé ; enrichissant ainsi le son originel que nous appellerons la fondamentale. Il sera indispensable d’en tenir compte au moment de sonoriser votre prestation DJ !

  • Platine vinyle DJ en détails

    Platine vinyle DJ en détails

Le scratching

Même si aujourd’hui certains DJ sont prêts à faire danser une salle au son d’un scratch, on peut estimer que cette technique n’est pas forcément appropriée à toutes les situations. Donc, avant de vous lancer dans ce sport, évaluez-en d’abord  la nécessité ! Cela dit, et à l’intention des scratcheurs en herbe, voici quelques conseils techniques de base qui devraient vous aider à maîtriser l’affaire.

Assurez-vous que la feutrine de votre platine (le disque de tissu, caoutchouc, peu importe, sur lequel repose votre vinyle) glisse parfaitement car le plateau du tourne-disque doit continuer à tourner librement quand vous bloquez le disque avec vos doigts ; un scratching de qualité dépendant largement de ce facteur de glisse !
Dans le même genre d’idée, vérifiez que l’axe central du plateau, qui fixe en place le disque, n’est ni trop large (le disque « flotterait » sur son trou central) ni trop étroit (bloquant alors la libre rotation du plateau et vous obligeant à des efforts surhumains pour en sortir le microsillon).

Toujours dans l’idée de réussir votre scratching, préférez un bras de lecture avec une force d’appui un peu plus élevée ; un élément qui dépend également de votre cellule et de sa pointe de lecture selon qu’elle sera sphérique ou elliptique. Et en n’oubliant pas que cette technique de scratching abîmera plus rapidement votre matériel, que ce soit votre diamant ou même vos vinyles. Il s’agit donc d’un choix personnel.

Pour ralentir ou accélérer la lecture, certains DJ placent leurs doigts sur le bord du disque là où d’autres n’hésitent pas à les poser directement sur l’étiquette du vinyle, voire sur le sillon. Le principe étant de repérer un endroit favorable sur la galette et de faire aller et venir, en avant et en arrière donc, la pointe de lecture dans le sillon. Et c’est là que la feeling, le sens artistique du DJ pourra pleinement s’exprimer car son sens du rythme et de l’à-propos jouera à plein !
Vu de loin, ça semble très simple mais croyez-moi, cela nécessite une parfaite maîtrise de ses gestes. Evidemment, plus l’amplitude de votre mouvement sera importante et plus l’effet se révélera saisissant ! Sans comptez que rien ne vous interdit de varier le volume, de jouer du crossover ou de tout autre effet disponible sur votre platine. Il n’y a donc aucune limite à ce scratching au point que des battles acharnées sont organisées entre DJ ! Comme pour n’importe quel instrument de musique (eh oui !), le résultat sera fonction de vos innombrables heures de travail et d’expérimentations. Vous avez tout compris, à vous de jouer !

  • Platine vinyle DJ en détails

    Platine vinyle DJ en détails

Les 10 erreurs à ne pas commettre.

Quel que soit votre niveau dans le monde du mixe, ou le lieu où vous vous produisez, il existe un certain nombre d’erreurs élémentaires à ne jamais commettre. En voici quelques-unes, de façon non exhaustive bien entendu.

  1. Ne mixez jamais deux titres au moment d’un chant ! Cela donnerait l’impression d’assister à un radio crochet d’une part, et heurterait les aficionados de l’artiste d’autre part !

  2. Ne ralentissez pas un titre en cours d’écoute ; votre beat mixing doit se faire au préalable et au casque sur le titre à venir et non sur celui qui est en mode lecture.

  3. Evitez de changer le pitch (la tonalité) d’un titre quand un piano ou un synthé se montrent prédominants car votre auditoire s’en rendra immédiatement compte. En effet, l’oreille humaine est très sensible à ce changement de tonalité dans les hautes fréquences.

  4. Autant que faire se peut, évitez de mixer deux titres en plein milieu d’un solo instrumental ; le résultat est rarement élégant. Profitez plutôt d’un break de basse/batterie.

  5. N’abusez pas des effets de variations de vitesse de lecture, ou de changement de tonalité ! On peut estimer qu’une variation de plus ou moins 4% est un maximum même si les matériels actuels autorisent des altérations allant jusqu’à cent pour cent !

  6. N’insistez pas grossièrement sur un mixe qui se présente mal, ou ne se montre pas assez souple voire élégant. Si ça ne passe pas, laissez tomber et retentez l’aventure à un autre endroit du morceau.

  7. Ne mixez jamais un titre dont le volume serait inférieur à celui qui est en train d’être joué ! Au moment du mixe, les volumes doivent être de même niveau voire avec un léger accroissement pour le titre à venir. Pour ce faire, le cas échéant, n’hésitez pas à diminuer légèrement le volume du titre qui se termine avant d’insérer le suivant.

  8. Ne mixez pas n’importe quoi ! C’est bête à dire mais il faut tout de même prendre en compte les musiques que vous jouez ! Se baser uniquement sur les battements par minute (le tempo, donc) vous conduira un jour ou l’autre à la catastrophe. Sans compter qu’on en arrive parfois à mixer deux titres nuls sous prétexte que la transition de l’un à l’autre s’effectue magnifiquement. La négation même du travail d’un DJ…

  9. Si vous vous êtes planté au moment d’un mixe, ne faites montre de rien ! C’est là un basique que tout instrumentiste connaît : ne jamais grimacer en cas de fausse note car il y a de fortes probabilités que l’auditoire ne s’en soit pas rendu compte ! Tout le monde peut se tromper, il n’y a pas de quoi en faire une histoire.

  10. N'oubliez jamais ceux pour qui vous mixez ! Ne confondez pas votre prestation, aussi géniale soit-elle, et le plaisir que doit connaître votre auditoire. C’est pour eux que vous jouez et non pour votre ego.

  • Platine vinyle DJ en détails

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