Débuter un instrument à vent
Les instruments à vent connaissent un réel regain d'intérêt depuis quelques années car on les retrouve dans pratiquement tous les styles musicaux, en classique et en jazz bien sûr, mais aussi dans la pop et le rock. Des instruments qui se jouent en groupe mais aussi en solo, ce qui vous ouvrira de nombreuses perspectives quelle que soit votre musique de prédilection. Et qui, par ailleurs, ce qui ne manquera pas de faire plaisir à vos proches, peuvent le plus souvent se voir munis d’une sourdine.
Dans ces guides d'achat, nous avons sciemment éludé le marché de l’occasion qui, en ce domaine, se montre très aléatoire à moins d’être conseillé par un vrai connaisseur qui saura déjouer les pièges les plus grossiers. Sans compter que l’usure naturelle des matériaux et des pièces mécaniques entraîne une perte de la qualité sonore de l’instrument, parfois même de réels soucis de justesse.
Quoiqu’il en soit, si vous optiez pour un modèle d’occasion, apportez-le à un atelier de maintenance pour qu’il soit vérifié, bien sûr, mais également réglé et nettoyé.
Quel type d'instrument à vent choisir ?
A l’image de la plupart des instruments de musique, on range les vents dans trois catégories : débutant, intermédiaire et professionnel. Des catégories qui fluctuent forcément d’une marque à l’autre, mais qui donnent une idée de la qualité générale de l’instrument, de ses caractéristiques techniques et, bien sûr, de son prix.
Les instruments d’étude se veulent bon marché et plutôt solides, sans avoir la finesse de construction des modèles intermédiaires ou professionnels pour des raisons évidentes d’économie. Mais attention à ne pas confondre instrument d'étude et bas de gamme ! A une époque de mondialisation à tout crin, le pis côtoie le mieux et il devient plus que jamais indispensable de s'adresser à un vrai spécialiste. Ainsi averti, vous pourrez profiter de votre premier instrument d’étude au moins les deux ou trois premières années de votre apprentissage.
A ce moment-là, si vos progrès se montrent à la hauteur de vos espérances, il sera temps de penser à acquérir un modèle intermédiaire. Qui peut être soit un instrument d’étude « amélioré » avec des matériaux supérieurs et une finition irréprochable,. autant d’éléments qui apporteront une justesse améliorée et une plus grande facilité de jeu. Ou alors, ce modèle intermédiaire sera une « copie » d’un instrument professionnel avec quelques atouts en moins, histoire d’en abaisser le coût (fabrication moins aboutie, matériaux meilleur marché).
Le débutant
A première vue, on pourrait légitimement penser que n’importe quel instrument convient à un débutant. Ce serait oublier qu’un modèle inconfortable, difficile à jouer, risque de le rebuter. Ne pas parvenir à produire un son satisfaisant, une note juste, entraînera un abandon rapide. Les vents ne sont pas un piano, il ne suffit pas d’appuyer sur une touche pour obtenir un beau son ! Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il faut le meilleur des produits pour un débutant ; à vrai dire, il ne ferait pas la différence ! Il lui faut surtout une embouchure adaptée à sa morphologie, des pistons qui fonctionnent tout en souplesse s'il s'agit d'une trompette, d'une coulisse sans à-coup sur un trombone, un clétage performant sur un saxophone ou une clarinette, et plus généralement un instrument qui ne nécessite pas d’efforts démesurés. Un maître-mot en la matière : privilégiez toujours un instrument confortable et facile à jouer.
Evidemment, pour jauger de la qualité d’un instrument à vent, faut-il encore se montrer capable d’en sortir un son digne de ce nom. Le cas échéant, faites-vous assister par votre professeur, par un musicien confirmé, et faites confiance aux recommandations des spécialistes de Musikia Ils sauront vous éviter bien des erreurs grâce à leurs conseils avisés et, surtout, personnalisés.
Débutant : quel budget ?
Débutant, vous ne savez pas encore si ce sera l’instrument d’une vie ; il semble donc judicieux de ne pas y consacrer un budget trop important. En revanche, sachant que les instruments à vent se montrent relativement physiques, il serait contre-productif d’acquérir un modèle bas de gamme qui non seulement risquerait de sonner faux, surtout dans certains registres, mais réclamerait par ailleurs des efforts disproportionnés au résultat obtenu. Bref, ne vous faites pas du mal et optez pour un instrument bon marché, certes, mais jamais bas de gamme; l’offre Musikia se montrant suffisamment étendue à cet égard pour vous combler.
Ne vous focalisez pas sur les éventuels défauts (ou qualités !) sonores de l’instrument, ou sur des aspects techniques qui vous dépassent forcément. N’ayez en tête qu’un seul but : trouver un instrument de musique qui vous plaît et qui vous semble confortable. Le reste n’est que littérature et ne devrait concerner que les musiciens confirmés.
A propos de budget, fixez-vous une limite tout en restant raisonnable. Dans le monde de l’instrument de musique, il n’y a pas de mystère : plus il coûte, mieux il est (dans la plupart des cas, s’entend). Mais il faut alors se méfier de la course à la dépense car le modèle supérieur vous semblera toujours préférable !
D’abord, et c’est cruel de l'affirmer ainsi, il y a fort peu de probabilités que vous goûtiez la différence ! De surcroît, comprenez que ce n’est qu’après de longs mois d’apprentissage que vous serez en mesure de choisir un instrument qui convient parfaitement à votre jeu, à votre technique, à votre style de musique. Il sera alors bien temps d’investir dans un modèle plus sérieux.
De la même façon, et en dépit des grandes campagnes publicitaires ici ou là, ne soyez pas obsédé par une marque sous prétexte que votre artiste préféré l’a choisie (le plus souvent, il a été payé pour cela !) ou parce que votre voisin de palier prétend la connaître. Certes, les grandes marques prennent soin de leur image et de la qualité de leurs produits, même en entrée de gamme, mais on trouve aussi des fabricants peut-être moins réputés qui proposent des modèles au rapport qualité/prix imbattable.
Acheter un instrument à vent pour un enfant
En ce qui concerne les enfants, plusieurs écoles s’affrontent. Dont les adeptes de la méthode japonaise qui prétendent qu’un enfant de quatre ans peut aborder n’importe quel instrument : violon, piano, percussions… C’est oublier que les instruments à vent se montrent très physiques et que, sauf exception, il semble peu sérieux d’apprendre à en jouer avant l’âge de neuf ou dix ans ; c’est évidemment une moyenne car cela dépend de la morphologie de l’enfant et des éventuels modèles adaptés aux petits gabarits proposés par certaines marques. Et à ce propos, considérant l'importance de la dentition dans la production du son, sachez que le port d'un appareil dentaire peut entraîner quelques difficultés supplémentaires.
Quoiqu’il en soit, ne cédez pas à la tentation des marchands de jouets ! Est-il raisonnable d’habituer l’oreille du petit à des sons rien moins que musicaux ?
S’agissant d’un enfant, on peut penser qu’il suivra des cours et que son professeur sera à même de le conseiller utilement, que ce soit pour le choix du modèle ou de l’embouchure par exemple.
Le musicien confirmé
Même si le musicien confirmé, grâce à son expérience acquise, n’a nul besoin de conseils, il est bon de rappeler quelques notions basiques. Ainsi, même si vous disposez de larges moyens, ne surdimensionnez pas votre achat. Pourquoi investir plus de mille euros dans un modèle dont vous ne ferez pas la différence avec celui qui présente une étiquette deux fois moins élevée ? Autrement dit, acquérez un instrument qui correspond à votre niveau technique; il sera toujours temps, dans quelques années, de songer à l’achat de vos rêves. N’oubliez pas que, quel que soit votre niveau, il y a fort à parier que vos goûts en la matière évolueront et que votre instrument de musique d’aujourd’hui ne coïncidera pas forcément avec vos envies de demain.
Si vous avez dépassé le stade du débutant et souhaitez vous offrir un deuxième instrument après de nombreux mois ou années d’étude assidue, prenez en compte votre expérience. Essayez toutes sortes de modèles différents, des matériaux et des finitions variés, des options plus ou moins indispensables, en tâchant d’oublier les habitudes issues de votre instrument précédent. Comme toujours, privilégiez le confort de jeu mais cette fois, prêtez une attention plus grande aux aspects techniques de l’instrument qui pourront grandement améliorer votre son et votre plaisir de jouer.
Quel modèle pour les gauchers ?
Il n’existe pas, comme pour les guitares par exemple, d'instruments à vent pour gaucher. Ceux-ci positionneront leurs mains comme les droitiers. Mais sachez qu’un saxophone, une clarinette, un trombone, une trompette, peuvent se jouer avec les mains inversées même si cela ne présente, a priori, ni intérêt ni avantage. La flute traversière est le seul instrument sur lequel la position main droite/main gauche ne peut absolument pas etre inversée. Pour les autres, il est plutot conseillé de jouer en droitier, car les anneaux permettant de tenir l'instrument, ou certaines clés sur les clarinettes et sax, sont optimisés pour une tenue de type droitier.
Le meilleur instrument
Encore une fois, si vous êtes débutant, ne vous focalisez pas sur des aspects techniques qui vous dépassent. De la même façon, n’accordez qu’un intérêt relatif, pour ne pas dire aucun, à la soi-disant qualité de son de tel ou tel instrument. D’abord, il y a de fortes chances que ce soit illusoire, car il n’y a pas tant de différences sonores d’un modèle d’étude à un autre, d'autre part et surtout parce que votre oreille, non encore exercée, ne s’en rendra pas compte.
Si vous prenez des cours, faites confiance à votre professeur qui saura utilement vous conseiller en fonction de votre niveau et de votre morphologie. Autodidacte, suivez nos recommandations et n’hésitez pas à solliciter les spécialistes Musikia, à votre écoute pour réussir votre premier achat.
Vérifiez que l’instrument est exempt de tout défaut majeur : métal présentant des creux et des bosses, finition peu homogène, pistons durs à la pression, peu réactifs et imprécis, des coulisses qui… coulissent mal, etc. Tout cela est évidemment à proscrire absolument.
Et nous ne terminerons pas ce bref exposé sans vous rappeler qu’un instrument de musique s’entretient et peut nécessiter, régulièrement, quelques réglages. Si vous ne vous sentez pas l’âme d’un bricoleur, sachez que l’atelier Musikia est à votre service et qu’il saura apporter une nouvelle jeunesse à votre instrument de prédilection.
Faut-il prendre des cours ?
Comme tout instrument, les cuivres et les bois réclament temps et persévérance. Apprendre tout seul s’avère une gageure : vous risquez de prendre de mauvaises habitudes (tenue peu académique de l’instrument, souffle mal contrôlé…) dont il vous sera extrêmement difficile de vous défaire. Mais bon, tout est histoire de tempérament. D’autant qu’il existe aujourd’hui d’excellentes méthodes d’apprentissage (papier, CD, DVD) tout à fait abordables.
Cela dit, n’oubliez pas que la plupart des instruments à vent (trompette, cornet, saxophone, clarinette) sont transpositeurs ; ce qui signifie, en langage clair, que si vous jouez un Do sur l’instrument, c’est un Si bémol qu’on entendra. Ce qui vous obligera à transposer si jamais vous jouez avec d’autres instruments. Un principe qui peut paraître idiot mais qui est dû à l’histoire de ces instruments de musique et il paraît illusoire de demander à tous les musiciens du monde de se remettre en question et, accessoirement, de réimprimer toutes les partitions ! Seuls la flûte traversière, en Do, et le trombone ténor, en Si bémol, échappent à cette transposition.
Tout cela pour dire qu’une bonne connaissance du solfège est utile, un travail supplémentaire mais concomitant à l’apprentissage de la pratique instrumentale proprement dite. Il y a des autodidactes célèbres qui ne savaient pas lire la musique, ce qui ne les empêchaient pas de produire des solos magnifiques mais voilà, n'est pas Miles Davis qui veut et il vaut mieux disposer d'un peu de bagage théorique.
A côté des Conservatoires et des écoles de musique, les professeurs particuliers sont nombreux, avec le risque inévitable de constater que certains sont meilleurs que d’autres, et inversement. Dans ce cas, prévoyez une première rencontre afin de déterminer si la pédagogie dudit professeur correspond à votre désir. En sachant que si les premiers temps, il semble préférable de suivre un cours par semaine, cela ne se justifie pas forcément après quelques mois de labeur. En effet, si votre professeur est bon, non seulement il vous montrera les rudiments de la pratique instrumentale mais il vous enseignera de bonnes et saines méthodes de travail ; vous offrant ainsi, dans les meilleurs délais, la plus grande autonomie possible.
En revanche, les adolescents et les enfants en général auront davantage intérêt à suivre des cours de façon régulière afin d’acquérir une technique approfondie de l’instrument et ce, quel que soit le style abordé.
En tout état de cause, que vous appreniez par vous-même à l'aide de méthodes ou grâce à des cours, sachez qu’il vaut mieux jouer un quart d’heure quotidiennement, chaque jour de la semaine, plutôt que deux ou trois heures d’affilée le week-end...