On appelle « enceinte active » une enceinte qui comporte tous les éléments nécessaires à la reproduction sonore d’un signal. Autrement dit : un diviseur de fréquences (crossover), un limiteur, une ligne de retard, un réglage de niveau, une égalisation et un ampli de puissance, le tout réuni en un seul et unique caisson (qu’on appelle parfois, de façon impropre, une enceinte « amplifiée »). L’avantage de tout réunir ainsi, c’est que tous les éléments de propagation du signal sont connus, fixes et inaltérables !
Ainsi, le haut-parleur, le caisson, la dispersion et le déplacement physique de l’air sont-ils connus et optimisés pour le meilleur résultat possible, avec une amplitude la plus linéaire et la réponse en phase (courbe de déphasage) idéale à toutes les fréquences, tout en contrôlant parfaitement la dynamique de l’ensemble. De là à dire que les enceintes actives seraient préférables à des enceintes passives (alimentées par un ampli de puissance externe), il y a un long chemin et surtout un débat qui n’a toujours pas été tranché.
D’autant qu’en termes de coûts, on peut légitimement penser qu’un même ampli alimentant plusieurs enceintes passives revient moins cher…
Par ailleurs, et pour information, sachez que, dans l’idéal, il est souhaitable que l’entrée ligne d’une enceinte active soit symétrique, qu’elle puisse atteindre sa pleine puissance à l’intérieur de ses limites de fonctionnement nominales, et qu’elle offre 110 dB d’étendue dynamique.