musiCONSEILS - Sono

Choisir ses enceintesChoisir ses enceintes

Les enceintes
Les retours de scène
Les enceintes actives.
Les câbles.
7 points à connaître avant de choisir ses enceintes.

Les enceintes

Si les enceintes et retours constituent l'élément a priori passif de votre système, ne croyez pas pour autant que vous pourrez les négliger sans obérer gravement le résultat total et final.

En effet, plusieurs paramètres entrent en ligne de compte comme la surface de membrane des haut-parleurs d'abord, qui devra se montrer d'autant plus importante qu’on aura à faire à de gros sons en basses fréquences (ce qui induira, par ailleurs, une plus grande puissance de l'ampli).

De plus, en ce qui concerne les hautes fréquences, il faudra prêter une attention particulière aux trompettes d'aigus et autres tweeters, souvent agressifs, qui devront dans l'idéal être remplacés par des compressions bien plus efficaces en définition. Mais là encore, ça n'est qu'un problème de gros sous.

A ce propos, signalons que même s'il est préférable de choisir des enceintes passives pour la sonorisation proprement dite, vous constaterez que l’investissement dans des enceintes amplifiées réduit le coût total d’acquisition. Certes, le pratique de cette configuration n’est pas anodin puisque ampli et haut-parleurs sont logés dans un même caisson. Mais c’est oublier que les vibrations naturelles du baffle risquent de nuire à l’électronique embarquée sans compter la perte de pression acoustique induite par le volume physique occupé par les éléments d’amplification à l’intérieur de l’enceinte.

Les retours de scène

Les retours, trop souvent négligés par les musiciens plus enclins à se préoccuper de ce qu'entendent les spectateurs (on ne saurait leur en vouloir, après tout), doivent retenir toute votre attention. Car de ces retours dépend la qualité de votre jeu, de votre mise en place. N’oubliez pas que, sur scène, vous souffrirez de la déperdition du son envoyé dans la salle qui vous reviendra, déformé mais surtout avec un retard (délai) en décalage avec ce que vous êtes en train de jouer. Autrement dit, le bon choix de ces retours, et leur placement judicieux par rapport aux musiciens, afin que chacun s’entende sans peine, favorisera forcément la qualité de votre prestation.

De surcroît, la perversité d'un mauvais système de retours induira une reprise de hautes fréquences indésirables dans vos différents micros de prise de son. Entraînant alors de véritables soucis de larsen !

Les enceintes actives.

On appelle « enceinte active » une enceinte qui comporte tous les éléments nécessaires à la reproduction sonore d’un signal. Autrement dit : un diviseur de fréquences (crossover), un limiteur, une ligne de retard, un réglage de niveau, une égalisation et un ampli de puissance, le tout réuni en un seul et unique caisson (qu’on appelle parfois, de façon impropre, une enceinte « amplifiée »). L’avantage de tout réunir ainsi, c’est que tous les éléments de propagation du signal sont connus, fixes et inaltérables ! 

Ainsi, le haut-parleur, le caisson, la dispersion et le déplacement physique de l’air sont-ils connus et optimisés pour le meilleur résultat possible, avec une amplitude la plus linéaire et la réponse en phase (courbe de déphasage) idéale à toutes les fréquences, tout en contrôlant parfaitement la dynamique de l’ensemble. De là à dire que les enceintes actives seraient préférables à des enceintes passives (alimentées par un ampli de puissance externe), il y a un long chemin et surtout un débat qui n’a toujours pas été tranché. 

D’autant qu’en termes de coûts, on peut légitimement penser qu’un même ampli alimentant plusieurs enceintes passives revient moins cher…
Par ailleurs, et pour information, sachez que, dans l’idéal, il est souhaitable que l’entrée ligne d’une enceinte active soit symétrique, qu’elle puisse atteindre sa pleine puissance à l’intérieur de ses limites de fonctionnement nominales, et qu’elle offre 110 dB d’étendue dynamique.

La connectique

Pour la bonne survie de votre matériel, ne confondez jamais le câblage de vos enceintes avec celui de vos autres matériels à niveau ligne (cordon jack de guitare électrique ou autres) ! En effet, le câble de haut-parleur est sujet à d’importantes pertes de signal dues à sa résistance physique, son impédance pouvant atteindre des sommets en fonction des besoins du h.-p. en question. Des pertes qui dépendent essentiellement de trois facteurs : la longueur du câble, le diamètre du conducteur, l’impédance de charge. Vous aurez donc compris que plus un câble est long, plus le diamètre du conducteur est faible, plus l’impédance de charge est diminuée, et plus la perte s’accroît. Tenez-en compte lors de vos prochains achats.

Cette connexion entre ampli et h.-p. est directement liée aux problèmes d’impédance. Dans le cas théorique d’un ampli sous 2 Ohms, on reliera en parallèle pas moins de 4 enceintes sous 8 Ohms. Ou bien, on pourrait connecter chacune de ces 4 enceintes sous 8 Ohms à quatre amplis distincts. Et c’est cette dernière solution qui aurait notre préférence puisque, dans le premier cas de figure, on obtiendrait de la distorsion, de grosses pertes au niveau des câbles et donc un affaiblissement de puissance des enceintes. Mais voilà, le coût final n'est plus du tout le même et, du coup, on optera généralement pour une solution intermédiaire sous 4 Ohms avec 2 enceintes sous 8 Ohms ou quatre de 16 Ohms. Cela dit, la solution idéale n’existe pas dans la mesure où chaque sonorisation présente ses singularités auxquelles il faudra bien se plier !

7 points à connaître pour choisir ses enceintes

Choisir ses enceintes de sonorisation n’est pas affaire simple et il paraît souhaitable de s’entourer de toutes les précautions nécessaires. A cet égard, vous trouverez ci-dessous quelques points cruciaux à prendre en compte avant toute décision, une liste évidemment non exhaustive mais que vous pourrez compléter, le cas échéant, auprès des spécialistes Musikia, forcément à votre service.

  1. Prévoir la puissance admissible nécessaire non seulement pour une utilisation immédiate mais aussi, autant que faire se peut, pour le futur ; il serait coûteux d’en changer après seulement quelques mois d’utilisation sous prétexte que vous avez vu trop petit. Mais ne prévoyez pas le Stade de France pour autant…

  2. De bonnes enceintes devraient fournir la même qualité sonore quel que soit l’ampli de puissance utilisé. Ce qui n’est évidemment pas toujours le cas.

  3. Le caisson de l’enceinte doit présenter une construction parfaite car rien de plus pénible qu’un baffle qui tremble et frissonne à la moindre basse digne de ce nom ou en cas de haut volume.

  4. Une enceinte doit s’ouvrir (et se refermer !) facilement afin d’offrir un accès aisé à chacun des éléments qui la composent. Non que vous alliez passer votre temps à lui  bricoler les entrailles mais, le cas échéant, cela vous épargnera bien des soucis de dernière minute en cas de panne.

  5. Pensez au transport ! Assurez-vous que les enceintes comportent des poignées, bien sûr, mais qu’elles soient placées de telle façon à en faciliter la manipulation. Une enceinte, c’est lourd et un dos, c’est fragile.

  6. Même si vous ne prévoyez pas d’empiler des stacks d’enceintes dans les mois à venir, pensez toujours à la superposition ou à l’alignement de vos enceintes. Autrement dit, évitez les formats exotiques tout autant que les éventuels éléments protubérants qui interdisent tout encastrement desdites enceintes.

  7. Petit détail, peut-être, mais évitez à tout prix les enceintes qui ne passent pas l’encadrement d’une porte aux dimensions standard ! C’est bête à dire mais dans un lieu de concert sans accès spécifique aux coulisses, cela peut devenir un cauchemar !