La sonorisation d’un concert, problème gigantesque s’il en est… Mais simplifions l’histoire en décrivant les deux cas de figure les plus souvent rencontrés, à savoir petites et grandes salles.
Si vous jouez dans un club, faites au plus simple ; les amplis de vos instruments habituels (65 à 100 watts), feront l’affaire. Si un chanteur intervient, il faudra lui prévoir une petite sono de chant ou un ampli spécifique et dédié car il ne saurait être question d’utiliser celui d'une guitare électrique par exemple pour des raisons évidentes de qualités sonores (risques importants de distorsion).
En revanche, si la salle est de belle taille, il va falloir vous équiper sérieusement; une sono sur laquelle tout le monde se branchera, musiciens et chanteurs. Soit instruments et micros directement, auquel cas il suffit alors de prévoir une petite boîte de direct ou un quelconque préampli plus ou moins perfectionné selon le niveau de sortie de l’instrument (guitare électrique, par exemple); soit en repiquant chacun des amplis placés sur scène (qui servent ainsi de retours) avec un micro de reprise de son. Evidemment, dans ce second cas, si vos amplis sont équipés d’une sortie ligne, c’est l’occasion ou jamais de l'utiliser ! Car c’est bien de cette façon que vous obtiendrez le meilleur résultat sonore.
Au passage, profitons-en pour éclairer l’affaire du nombre de voies d’une console ; sachez qu’à chaque voie correspond un branchement. Ainsi, le micro chant occupera-t-il une voie, la guitare idem, la basse aussi mais que la batterie, par exemple, réclamera quatre ou cinq voies ; c’est dans ce cas que le principe du sous-groupe prendra tout son intérêt. En effet, vous allez brancher les quatre micros de reprise de batterie aux sous-groupes qui seront mastérisés par une unique voie de la console ; vous permettant ainsi, le cas échéant, de baisser le volume (ou de modifier les qualités timbrales) de toute la batterie avec un seul curseur. C’est dire l’importance du nombre de sous-groupes que comporte une console. Calculez donc précisément la quantité d’entrées nécessaires à chaque intervenant.
De la même façon, pensez au monitoring, à savoir le retour du son de la sono. En effet, dès que la salle présente des dimensions un peu imposantes, il est hors de question de se satisfaire du son renvoyé par les baffles de la sono ; car il existe toujours un retard entre ce que les auditeurs entendent et ce que perçoivent les musiciens. Il faut donc impérativement envisager des retours (de petits baffles généralement inclinés), placés directement sur la scène et orientés vers les musiciens afin que ces derniers entendent parfaitement, et en temps réel, ce que les auditeurs reçoivent. Inutile de prévoir une grosse puissance qui, en fait, doit directement correspondre à la puissance développée par la sono. Evidemment, les plus fortunés pourront s’équiper d’un système de retours par oreillettes, ce qui risque toutefois d’alourdir quelque peu la facture finale.
Justement, à ce propos, ne visez ni trop grand, ni trop petit ! Si une sono de 300 watts semblent un minimum, ne vous croyez pas obligé d’acheter de quoi équiper Bercy ; d’autant que les très grandes salles, justement, sont souvent déjà équipées en sono sur laquelle vous n’aurez plus qu’à vous connecter.